Nous vous proposons cet outil parce que vous avez un risque de saignement plus élevé que la moyenne et que vous avez subi une intervention coronarienne percutanée complexe pour déboucher les artères de votre cœur. Cela vous expose aussi à un plus grand risque de développer des caillots dans ces artères. Dans la majorité des cas, les recommandations médicales sont claires sur la durée du traitement antiplaquettaire. Cependant, dans votre situation, les risques de saignement et de caillot sont à peu près équivalents. Actuellement, les études médicales ne donnent pas encore de réponse claire pour les personnes avec un profil comme le vôtre.
Cet outil d'aide à la décision vous présentera les 2 options possibles. L'outil a pour but de vous guider selon vos préférences personnelles et servira de point de discussion avec votre médecin. Veuillez noter que votre décision à partir de l'outil n'est pas finale. La décision finale sera prise suite à votre discussion avec votre médecin et tiendra compte de son expertise et des particularités de votre situation.
Les sections suivantes expliquent des éléments importants, prenez le temps de les lire attentivement.
Procédure médicale utilisée à l’hôpital pour débloquer un vaisseau sanguin du cœur. Voici les étapes :
Un petit ressort en métal, appelé endoprothèse ou stent, est généralement placé à cet endroit pour garder le vaisseau ouvert.
Médicaments, comme l'aspirine, donnés après une crise cardiaque pour réduire le risque de récidive.
Après une intervention avec installation d’un stent, on donne souvent deux médicaments de ce type en même temps, ce qui est appelé une double thérapie antiplaquettaire.
La durée de cette double thérapie peut varier. Par exemple, les deux médicaments peuvent être données ensemble pendant 1 à 3 mois ou encore 12 mois. Après cette durée, l'un des deux médicaments sera arrêté.
Un risque de récidive ou de complication cardiaque existe chez les personnes ayant déjà fait une crise cardiaque. Cela peut arriver si un caillot de sang se forme dans un vaisseau du cœur ou dans le stent posé lors de l’intervention. Ce type de complication peut entraîner une nouvelle crise cardiaque et parfois mener à la mort.
Le risque de récidive ou de complication cardiaque varie d'une personne à l'autre. Les médicaments antiplaquettaires permettent de diminuer ce risque. Lorsque l'intervention est complexe, par exemple lorsqu'il faut débloquer plusieurs vaisseaux ou installer plusieurs stents, le risque de récidive ou de complication est plus élevé.
Sur 100 adultes traités avec une intervention complexe, environ 5 d'entre eux (5%) auront une crise cardiaque ou décèderont à cause d'un problème au niveau du cœur dans la prochaine année.
Chez les personnes qui ont subi une intervention complexe, une durée plus longue de double thérapie antiplaquettaire pourrait être préférée pour diminuer ce risque.
Le risque de saignement varie d'une personne à l'autre. Certaines caractéristiques individuelles et conditions médicales peuvent augmenter le risque de saignement.
Les médicaments antiplaquettaires éclaircissent le sang, ce qui augmente le risque de saignements des patients qui les prennent. Les médicaments antiplaquettaires peuvent causer des saignements mineurs, comme des saignements de nez ou de la peau (bleus sur le corps). Mais les médicaments antiplaquettaires peuvent aussi causer des saignements majeurs, comme des saignements au cerveau ou à l'estomac. Les saignements majeurs nécessitent une hospitalisation et des traitements urgents comme des transfusions, car ils peuvent parfois mener à la mort.
Sur 100 adultes considérés à haut risque de saignement et traités avec une double thérapie antiplaquettaire standard, on estime qu'au moins 4 d’entre eux (4%) auront un saignement majeur dans la prochaine année.
Chez les personnes à haut risque de saignement, une durée plus courte de la double thérapie antiplaquettaire pourrait être préférée pour diminuer ce risque.
Une crainte existe qu’une durée raccourcie (1 à 3 mois) de la double thérapie antiplaquettaire entraîne plus de récidives ou de complications cardiaques chez les patients ayant eu une intervention coronarienne percutanée complexe.
À l’inverse, un traitement plus long (12 mois) augmente le risque de saignements majeurs, en particulier chez les patients déjà à haut risque de saignement.
Les données scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer clairement si l’une ou l’autre stratégie est préférable chez les patients à la fois à haut risque de saignement et ayant subi une intervention complexe. La décision devrait donc être guidée par une évaluation individualisée des risques et des priorités du patient.
Pour le choix entre les deux options acceptables suivantes:
la décision tienne compte des valeurs et préférences du patient et que le clinicien partage la décision avec le patient.
